Dans cet article, découvrez un témoignage sur l’expérience de la méharée dans le désert du Sahara.
L’humain ne modifie pas le désert, c’est le désert qui modifie l’humain.
Première expérience dans le désert du Sahara…
Premièrement je dois mentionner que je suis une randonneuse entre autres sur les chemins de Compostelle incluant bord de mer, montagnes et vallées.
Je n’avais jamais pensé au désert avant le jour où j’ai rencontré Laurent l’accompagnateur de Méharée (marche en silence dans le désert) qui m’a partagé ses expériences dans le désert il y a quelques années. Enivrée par son désert et étant une aventurière dans l’âme, je me suis dit «un jour, je vais faire partie d’une de ses méharées dans ce fascinant désert».
Ce jour est arrivé comme un cadeau de la vie! Il y a une dizaine de jours que je suis revenue du désert…mais en suis-je vraiment revenue? Physiquement oui, mais mon cœur et mon esprit sont encore là-bas à marcher en silence pied-nus dans ce sable chaud de dunes à perte de vue.
Les bienfaits de la marche dans le désert
J’aime la marche car elle nettoie l’intérieur. C’est comme si à chaque pas je laisse à notre terre-mère mes soucis, mes vieilles histoires qui me hantent, mes regrets, ect. J’ai découvert que la marche en silence dans le désert nettoie en profondeur!
On y ensable (je ne peux pas dire enterre, hi hi hi!) nos vieilles blessures, nos vieux accords inutiles, la fausse image de nous-même et j’en passe! Le désert nous transforme à chaque pas.

À la rencontre des Berbères du désert au Sahara
Quel bonheur de marcher avec les Berbères! J’ai aimé découvrir ce peuple autochtone de l’Afrique du Nord. J’ai une immense gratitude pour leur aide, leur bienveillance, leur sourire, leur bonne humeur et leur chant. C’est beau de voir leur complicité avec les dromadaires. Et que dire des dromadaires? Ce sont des animaux fascinants!
Les Berbères disent que le désert est une mer de sable… hé bien je m’y suis sentie comme un poisson dans l’eau. Assise au sommet de dunes, j’ai admiré de magnifiques couchés de soleil. Le soir venu, j’ai dormi à la belle étoile dans cet hôtel à 3,000 étoiles!
À tout les repas, Hamid notre guide Berbère, venait dans notre tente nous servir le thé et le repas. Je me souviendrai toujours de son “Saha!” (Santé!). Marcher au côté des dromadaires transportant nos bagages, le ravitaillement et des marcheuses fatiguées, me manque.
Le dernier jour de marche, le désert m’a offert une plume d’un oiseau en danger d’extinction. Ayant des racines autochtones, je l’ai ramassé avec dignité en remerciant la terre-mère. J’y vois comme un nouvel envol vers un avenir prometteur de marches en silence dans ce désert qui est désormais cher à mon cœur.
Par Sylvie Caouette, Guide-Accompagnatrice chez Spiritours
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